ART PARIS 2013

Paris 28/03/2013 - 01/04/2013

ART PARIS 2013

Grand-Palais 28 mars – 1er avril
STAND C 5

La Galerie Bernad Jordan a le plaisir de vous annoncer sa participation à Art Paris et la présentation des dernières sculptures d’Elmar Trenkwalder exécutées dans les ateliers de la Cité de la Céramique à Sèvres. Des dessins de Hervé Bohnert ainsi que deux sculptures de Anton Weber seront également exposés en collaboration avec la Galerie Ritsch-Fisch. Elmar Trenkwalder Simulacre et absolu Rien d’univoque dans l’univers d’Elmar Trenkwalder. Rien qui n’irait par une seule lecture dans une direction, un seul sens. L’œuvre WVZ 248, présentée sur le stand, pointe ainsi remarquablement ce côté maniériste (plus que baroque) de son œuvre dans ce qu’elle recouvre de monde infini. Son élévation toute totémique, à la manière d’une colonne Trajane qui déploierait une quantité de formes biomorphiques, se désagrège avec le regard : ici un le corps hermaphrodite au ailes d’Isis, là une bouche, un sexe turgescent, une vulve, une corne, ou un feuillage corinthien. Faussement symétrique, faussement décorative, cette sculpture aux formes organiques et architecturées est un corps intégral, total. Un corps qui semble croître naturellement du sol. Par un effet en spirale, tous les éléments interagissent et s’interfèrent. La sculpture devient une chambre d’écho. Les quatre points de vue, qui sont en réalité quatre moments, produisent une sensation troublante de déjà vu, mais tout cela n’est qu’illusion. Elmar Trenkwalder aime jouer avec le regardeur : il désire qu’il se perde, puis qu’il pense se retrouver, pour enfin encore une fois s’égarer. L’œil et le corps font des va et vient entre une vision intégrale de l’œuvre et les détails qui la composent. Ce naturalisme artificiel, ou cet artifice naturel qui « ouvre des formes visibles », est affirmé par l’émail coloré de la céramique. Il a une place à part entière, par les jeux de textures, de miroitements, il renforce la tactilité et le vivant. Dans WVZ 248, et plus particulièrement dans les céramiques mûries et façonnées à Sèvres, la couleur prend une place prépondérante. Là aussi, rien d’univoque, des effets de glaçures viennent briser l’apparente monochromie. Son application semble élémentaire, sans apports graphiques, sans desseins et pourtant ces glaçures apposées sur les parties proéminentes de la sculpture qui paraissent « simplement » la ponctuer, la précisent comme le rehaut nacré d’une esquisse au fusain. La sculpture d’Elmar Trenwalder, formes et substance, couleurs et sensation, matière et carnations, produit un simulacre absolu qui emmène et égare notre regard pour mieux toucher peut-être notre essence.
Yannick Courbès (Conservateur au MUBA Eugène Leroy – Tourcoing et co-auteur du catalogue Elmar Trenkwalder « Ornement et Obsession » publié aux Editions Snoeck en 2012.

Communiqué de presse

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